• Maïa Plissetskaïa

    Née en 1925, à Moscou, et décédée le 2 mai 2015 à Münich, à l'âge de 89 ans

    Maïa Plissetskaïa

    Etudes

    Maïa Plissetskaïa entre en 1934 à l'école de danse du Bolchoï. Elle est très vite remarquée pour son talent et fait quelques apparitions sur scène alors qu'elle n'est qu'une enfant. A l'âge de 13 ans, Maïa Plissetskaïa est privée de ses deux parents, arrêtés par le régime de l'époque. Son père sera exécuté en 1937 comme "ennemi du peuple" ; sa mère sera emprisonnée quatre ans avec son petit frère dans un goulag au Kazakhstan. Son éducation est alors confiée à sa tante et son oncle, qui travaillaient tous deux au Bolchoï.

    Entrée au Ballet du Bolchoï

    Elle intègre le Corps de Ballet du Bolchoï en 1943, à l'âge de 18 ans. Cependant, elle fut aussitôt promue au rang de soliste. Malgré son succès et sa rapide ascension dans l'institution, le régime soviétique se méfie d'elle pour le passé de ses parents. Longtemps, elle ne pourra partir à l'étranger dans des tournées internationales avec la Compagnie. Elle se marie en 1958 avec le compositeur Chtchedrine. Ce n'est qu'en 1959 qu'elle sera autorisée à sortir du territoire. Son talent sera aussitôt reconnu par la France et les Etats-Unis. La même année, elle reçoit le prix de l'artiste du peuple d'URSS. En 1960, elle est nommée Principal. Deux ans plus tard, elle entre dans le cercle très restreint des "prima ballerina assoluta" (seule une dizaine de danseuses y eurent droit). Elle remporte également le Prix Anna Pavlova.

    Maïa Plissetskaïa dans La Mort du Cygne (Fokine)

     

    Elle livre sa première chorégraphie Anna Karenine en 1972, dont elle dansera le rôle titre pour la Première. Huit ans plus tard, elle signe La Mouette. En 1984, elle est directrice artistique du ballet de Rome. Elle chorégraphie La dame au petit chien en 1985. Là encore, elle danse le rôle titre lors de la Première. Toutes les musiques de ses chorégraphies sont composées par son mari, Rodion Chtchedine. En 1985, elle devient Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres. Puis, de 1987 à 1989, elle dirige le Ballet national d'Espagne (Madrid).

    Maïa Plissetskaïa et Maurice Béjart après Le Boléro

    En 1989, elle quitte le Bolchoï et part en tournée mondiale. En 1991, elle reçoit justement la médaille d'Or pour avoir servi aux arts (Espagne). En 1994 est créée la Compétition internationale "Maïa" à Saint Petersbourg. La même année, elle publie une autobioraphie Moi, Maïa Plissetskaïa. Pour fêter ses 50 ans de carrière, elle danse la pièce Ave Maïa spécialement composée pour elle par Maurice Béjart. Elle remporte le Prix du Prince des Asturies (Espagne) en 2005. Trois ans plus tard, elle devient membre d'honneur de la Hungarian dance academy.Elle reçoit respectivement en 2009 et en 2015 deux prix d'honneur pour l'ensemble de sa carrière : Vittorio De Sica Award (Italie) et un Golden Mask (Russie)

    Maïa Plissetskaïa aux saluts du Lac des Cygnes

    Maïa est aussi douée techniquement, notamment dans son jeu de bras, que dans l'interprétation. Ses plus grands interprétations restent le double rôle d'Odile/Odette dans Le Lac des Cygnes, Carmen dans Carmen suites, Juliette dans Roméo et Juliette et La Mort du cygne (Fokine), qu'elle aurait dansé plus de 20 000 fois. Elle a également beaucoup travaillé avec Maurice Béjart et Roland Petit. C'est elle qui a permis leur grand succès en Russie. Son frère Azari Plissetski est justement responsable de l'enseignement de la danse au Béjart Ballet Lausanne.

    Maïa Plissetskaïa dans Carmen suites

    Voici une citation célèbre de cette grande artiste : "Je suis née à Moscou. Au royaume de Staline. Puis j'ai vécu sous Khrouchtchev, Brejnev, Andropov, Tchernenko, Gorbatchev, Eltsine... Et j'aurai beau faire, jamais je ne renaîtrai une seconde fois. Vivons notre vie... Et je l'ai vécue. Je n'oublie pas ceux qui ont été bons pour moi. Ni ceux qui sont morts, broyés par l'absurde. J'ai vécu pour la danse. Je n'ai jamais rien su faire d'autre. Merci à cette nature grâce à laquelle j'ai tenu bon, je ne me suis pas laissé briser, je n'ai pas capitulé."

    Quelques liens vidéo

    La mort du cygne (Fokine) en 1975

    Le Boléro (Béjart)

    Pas de deux d'Anna et Vronsky, extrait d'Anna Karenine, avec Maïa Plissetskaïa et Mikhail Petoukhov

     

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